Yokai no Kuni


 
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 Yume Ryuku, jeune Onmyōji à ses heures ~

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Yume Ryuku
₪ Onmyōji, Yūrei no Hantā ₪

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Messages : 170
Date d'inscription : 27/09/2009

MessageSujet: Yume Ryuku, jeune Onmyōji à ses heures ~   Lun 18 Juil - 18:24


Yume Ryuku
Feat. Hakurei Reimu - Touhou

Surnom : Yu' par certains de ses amis.
Age : 17 ans
Sexe :
Préférence Sexuelle : Hétérosexuelle
Nationalité : Japonaise
Race : Humaine
Métier : Lycéenne le jour, Onmyōji la nuit.





You look like...
...A lovely Onmyōji in the prime of life.

La journée touchait à sa fin, et pourtant, le soleil était encore bien présent et éclairait la ville et ses environs de sa lumière rasante. Le ciel était parfaitement dépeuplé de ses nombreux nuages, son bleu pastel prenant quelques teintes un peu plus vives vers l’horizon et marquant ainsi l’imminence du coucher du soleil. L’air était doux, quoique encore marqué par la chaleur qu’il y avait eu en plein après-midi. Ç’avait été une journée typique de milieu d’été.
Yume profitait qu’il fasse moins chaud pour prendre l’air. Assise sur un banc du parc et les bras étalés sur le dossier, elle avait basculé la tête en arrière et fermait les yeux, laissant la brise légère glisser sur son visage encore un peu arrondi. Elle avait la peau pâle, mais plutôt douce au toucher. Ses fines lèvres légèrement rosées étaient étirées en un doux sourire, faisant ressortir ses petites pommettes rebondies et enfantines. De fins sourcils rehaussaient doucement ses yeux clos, lui donnant un air aimable et paisible.
Rompant soudain toute l’immobilité de la scène, elle se redressa sur le banc et souleva les paupières, dévoilant ses deux prunelles pourpres qui contrastaient avec la pâleur de son visage. Elle possédait une épaisse chevelure brune qui reposait avec légèreté sur ses délicates épaules découvertes. Sa longue frange retombait souplement sur son visage en l’encadrant et elle avait maintenu de longues mèches à l’aide d’attaches en tissu rouge ornementées de dentelles blanches. Enfin, elle avait accroché un épais ruban assorti avec le reste de ses vêtements pour retenir quelques cheveux en hauteur, complétant parfaitement son ensemble.

Parlons de ses vêtements, justement. La jeune fille était généralement une originale dans son choix de vêtements, aimant ceux qui rappelaient un peu les kimonos d’autrefois tout en concordant avec la modernité actuelle. Et le rouge étant de loin sa couleur préférée, elle prenait un malin plaisir à avoir toujours une touche de cette couleur flamboyante sur elle.
En cet instant, à l’ombre des arbres, elle portait des vêtements parsemés de rouge et de blanc. Elle arborait un court tee-shirt d’un rouge vif, sans manches, dont le col dentelé contrastait par sa couleur d’un blanc immaculé. Une petite cravate jaune y était attachée, légèrement soulevée par le vent frais qui soufflait en cette charmante soirée. Une longue jupe tout aussi rouge que le haut –à l’exception de légères décorations et dentelles blanches dans la partie inférieure– lui servait de bas, arrivant mi-mollet. L’onmyōji avait recouvert ses pieds de chaussettes blanches, avec une légère touche de rouge, avant de les plonger dans de petites chaussures pourpres, agréables à porter. Enfin, ses bras fins étaient recouverts de manches de kimono blanches remontant jusque mi-bras. Des rubans rouges permettaient de les faire tenir en les resserrant dans la partie supérieure, d’autres servaient simplement d’ornementation dans la partie inférieure.
Elle portait ainsi sa tenue préférée, qu’elle s’arrangeait pour mettre le plus souvent possible.

Se levant et entamant une petite promenade entre les arbres, elle se mit à se déplacer lentement, d’une démarche souple et déterminée. On pouvait affirmer qu’elle avait une silhouette fine et délicate, malgré sa petite taille. Ses formes n’étaient pas spécialement généreuses, et certains disaient même qu’elle était plate –pour exagérer un peu. Mais elle avait tout de même un certain charme. Et finalement, sa silhouette même était si bien assortie à son allure générale, à son petit visage légèrement arrondi, lui donnant presque un air enfantin malgré le fait qu’elle soit déjà majeure, qu’on ne cherchait pas à la critiquer sur son apparence.
Et puis elle prit le chemin du retour, retournant petit à petit vers la maison de la famille Ryuku.



You are...
...A narrow-minded but nice girl.

Yume est d’un tempérament plutôt vif et ouvert. Très spontanée, il lui est aisé d’aller vers les autres et de leur parler, même si parfois, elle peut devenir quelque peu envahissante. Quand bien même elle est capable de s’attacher très facilement aux personnes qu’elle vient tout juste de rencontrer, elle reste toujours sur ses premières impressions. Si celles-ci sont mauvaises dès le départ, elle a une forte tendance à rejeter la personne en question et à ne l’aider –si besoin est– que par connaissance de son devoir d’Onmyōji. Au contraire, si elles sont bonnes, la personne est presque aussitôt désignée comme son amie et lui venir en aide devient alors un véritable plaisir pour la jeune fille.

Elle se laisse cependant facilement submerger par ses émotions, ne faisant alors presque pas attention aux choses et personnes qui l’entourent. Un tel fait se révèle être un véritable handicape car elle a souvent bien du mal à retrouver son calme. En connaissance de cause, elle s’est beaucoup entraînée pour se contrôler et réussit désormais à mieux gérer ses émotions. C’est cependant dans son travail qu’elle y parvient le mieux, pour son plus grand soulagement.
La jeune fille est par ailleurs très sérieuse dès qu’il s’agit de son métier d’onmyōji et plaisante bien rarement à ce sujet. Elle le fait même parfois passer avant toute chose et, quand elle se lance dans une mission importante, ses pensées sont littéralement obnubilées par tous les problèmes à résoudre. Son travail la hante alors jusque dans ses rêves, qui lui offrent chaque fois qu’elle s’en souvient les réponses à certaines de ses questions.

Yume peut être particulièrement franche. Elle n’aime pas passer par quatre chemins pour avouer une chose d’une simplicité élémentaire. Sa franchise peut parfois être très embarrassante, en particulier pour les autres personnes. Mais dans certaines situations, l’adolescente sait y aller avec plus de délicatesse.
Cette franchise habituelle fait d’elle une très mauvaise menteuse : ceux qui croient à ses propos mensongers se comptent probablement sur les doigts d’une main. Mais elle est loin de s’arrêter sur ce genre de détails, car elle finit toujours par trouver une solution pour se tirer des problèmes que cela peut engendrer –parfois même la plus bête qui soit.

Très volontaire, cette jeune fille aime aller jusqu’au bout de ses actions. Ou plutôt devrions nous dire qu’elle a une sainte horreur de devoir abandonner quelque chose qu’elle a commencé. C’est pourquoi, quoi qu’elle fasse, elle refusera de lâcher prise tant qu’elle n’aura pas entièrement terminé, tant qu’il restera des énigmes non résolues, voulant trouver réponse à toute question éventuelle. Et quand elle a une idée en tête, il est très difficile de la faire changer d’avis : elle n’en démord pas. Elle est capable de tenir tête à n’importe qui dans la plupart des situations, et être bornée l’aide bien souvent à mener ses missions à bien. Notre apprentie de l’Onmyōdō n’est finalement pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Enfin, il faut préciser qu’elle tient en horreur les Yokai et autres démons suite à une expérience qu’elle a eue de part le passé. Chaque fois que l’un d’entre eux dépassera les bornes et autres lois dressées entre eux et les Enlightened, elle se lancera dans la chasse au Yokai jusqu’à avoir anéanti tout danger menaçant ses semblables, à savoir la race humaine. Elle combattra avec un acharnement non retenu les Yokai qui ont la mauvaise idée d’attaquer un homme, une femme ou un enfant en terrain neutre. Sa haine à l’égard de cette race démoniaque l’empêche de rationaliser et la fera toujours refuser de prendre comme allié l'un des leurs. Sur ce point, elle est parfaitement catégorique. Mais il arrive que son père la force de temps à autres à faire équipe avec un Yokai pour en éliminer un autre, ou tout simplement combattre un Westerner.

Mais dans l’ensemble, Yume reste une jeune fille amicale et d’humeur plutôt légère.



Once upon a time...
...A trauma which drew her fate.


Un début et une fin, tel est ce qui caractérise toute histoire. Et la vie de toute personne respecte parfaitement cette règle. Le fil qui la représente est bien loin d'être infini ; il possède lui aussi deux extrémités bien nettes. La seule chose qui peut varier d'un individu à l'autre est la distance qui les sépare. Si la fin n'est autre que l'abîme dans lequel on sombre à l'heure de sa mort, le début correspond au moment où on sort du ventre de sa mère et pousse son premier cri. Au commencement d'une vie, il y a toujours une naissance. Et ce n'est pas Yume qui y fit exception...
***

Ce fut en plein mois de mai qu'Ima sentit les premières contractions commencer, après la perte des eaux. Malgré la souffrance que cela engendrait, elle était heureuse. Car bientôt, sa vie serait illuminée par une nouvelle étoile. Bientôt, elle mettrait sa fille au monde. La jeune femme ignorait d'où lui venait cette conviction que son enfant ne serait pas un garçon. Ce n'était pas qu'elle le souhaitait, ni qu'elle l'espérait. Elle le savait. Son mari n'avait jamais compris comment elle pouvait en être aussi certaine. Lorsque le médecin avait passé la sonde en plastique sur son ventre gonflé par les mois de grossesse, il avait été impossible de déterminer le sexe du bébé. Il avait pensé que c'était mieux ainsi, d'avoir cette délicieuse surprise quand le jour de la naissance viendrait. Mais peu après, Ima lui avait confié que ce serait une adorable petite fille. Et quoiqu'il puisse dire suite à cette étrange déclaration, elle ne voulait pas en démordre.
Lorsque sa femme lui avait annoncé que le moment était venu, les yeux brillants d'émotion, il avait commencé à paniquer. Les paroles d'Ima avaient réussi à lui permettre de récupérer suffisamment son sang froid pour faire ce qu'il devait faire. Il s'était aussitôt empressé de l'installer confortablement dans la voiture avant de la conduire à l'hôpital le plus proche.
Après des heures difficiles pendant lesquelles l'accouchement fut douloureux, la petite Yume était née. Une fille, comme la jeune mère l'avait prédit. Quand l'infirmière était venue déposer la petite dans les bras d'Hitoshi pendant que sa femme se reposait, il s'était figé dans la contemplation de son petit visage endormi. Puis, il avait souri, certain que le bébé était le plus beau cadeau que la vie ait pu lui donner.
***

« Maman ! Tu me racontes une histoire, s’il te plait ? »

Ima se retourna après avoir fermé le robinet. Sa petite fille se tenait juste devant elle, enveloppée dans son pyjama rouge à pois blancs, sa petite main tenant fermement l’oreille de son lapin en peluche. Comme tous les soirs, une fois prête à aller se coucher, elle venait la voir pour entendre une petite histoire. Tout le monde pensait que c’était une bonne chose, de raconter des contes aux enfants avant qu’ils ne s’endorment. Cela développait beaucoup leur imagination, d’après les spécialistes en la matière. Mais la jeune femme doutait que ce soit une bonne idée concernant Yume. Elle n’était pas tout à fait comme les autres petits. Elle avait, disons, des goûts particuliers qui auraient été dans l’ensemble plus source de cauchemars que de rêves pour quelqu’un de normal. Ima n’était pas sûre que les légendes qu’elle lui murmurait le soir, assise au bord de son lit, soient vraiment un bon choix. Mais le ravissement de la petite chaque fois qu’elle écoutait une de ces histoires était si grand et adorable qu’elle ne parvenait jamais à lui refuser le soir suivant.

« Bien sûr, ma chérie ! » Lui répondit-elle avec un doux sourire aux lèvres.

L’enfant afficha un large sourire d’allégresse et fit demi-tour, prenant la direction de sa chambre en trottinant. La jeune maman lui empiéta le pas, posant au passage le torchon qu’elle tenait sur la table. Elle traversa rapidement le couloir et franchit la porte qui se trouvait tout au fond et était restée ouverte, comme si elle n’attendait plus que son passage.
La pièce ressemblait à un véritable petit cocon. Les murs avaient été peints en pourpre, agrémentés de petits symboles marron foncé disséminés sur une frise centrale plus pâle. Seuls les portes et le plafond étaient blancs, donnant plus de luminosité à la pièce. Yume était d’hors et déjà confortablement installée dans son lit, pelotonnée au milieu de ses couvertures. Sa petite tête brune dépassait des draps noirs et blancs et elle avait posé ses yeux sombres sur sa mère, visiblement impatiente d’entendre l’histoire du soir. Ima fut attendrie par la scène et s’empressa de prendre place sur le bord du lit, juste à côté de sa fille.


« Alors, mon ange, as-tu choisi l’histoire que tu veux entendre ce soir ? » Lui demanda-t-elle avec douceur.

« La légende de Nami Kozô ! » Répondit la fillette sans la moindre hésitation, comme si elle y avait déjà mûrement réfléchi.

La femme se retint de pousser un soupire. Son enfant venait encore de lui demander une histoire parlant d’un Yokai. Elle n’était visiblement pas du tout intéressée par les contes plus courants de princes charmants qui vont sauver une jolie princesse. Quel dommage ! Ima aurait pris tellement de plaisir à lui raconter ces aventures qui avaient marqué sa propre enfance. Espérant pouvoir la faire changer d’avis, avec un peu de chance, elle lui demanda néanmoins :


« Tu es sûre que tu ne préfères pas que je te raconte l’histoire de la Belle au Bois Dormant ? »

« Certaine ! Je veux Nami Kozô ! »

La petite était on ne pouvait plus catégorique. Laissant tomber pour cette fois, la mère ferma les yeux, tentant de se remémorer précisément cette histoire qu’elle lui avait déjà racontée si souvent. Au moins, elle n’avait absolument rien d’effrayant. Elle aurait pu choisir bien pire.

« Autrefois, à Hikimano, un jeune garçon vivait avec sa mère dans un village de campagne. Un jour, alors qu'il se lavait les pieds après avoir cultivé son champ, le garçon entendit une voix au milieu des herbes. C'était un enfant, grand comme le pouce : «S'il vous plaît, aidez-moi. Je m'appelle Nami Kozô, le "gosse des vagues", j'habite dans la mer, là-bas. Avec la grosse pluie qu'il y a eu l'autre jour, je me suis laissé emporter sur la terre ferme. Mais, à cause de la sécheresse, maintenant, je ne peux plus retourner chez moi. Pourriez-vous me ramener jusqu'à la mer, s'il vous plaît ?» Le garçon compatit et le reconduisit aussitôt jusqu'au rivage. Plus tard, la sécheresse persistant, la rivière se dessécha et les épis de riz flétrirent. Le garçon, désespéré, restait débout sur la plage. Alors, quelqu'un sortit de la mer en courant. C'était le "gosse des vagues" qui s'approchait de lui. Il lui dit : «Je vous remercie encore pour la dernière fois. Je vois que vous êtes embêté par la sécheresse. Mon père est très fort pour la cérémonie des rogations, je vais lui demander de faire tomber la pluie. Désormais, quand je ferai des bruits de vagues au sud-est, ça voudra dire qu'il pleuvra, et quand ce sera au sud-ouest, vous saurez que la pluie s'arrêtera.» Puis, il disparut. Aussitôt, la pluie se mit à tomber à verse. Le garçon et tous les villageois étaient sauvés ! Depuis ce jour, on raconte que les habitants de la région savent le temps qu’il fera en écoutant le bruit des vagues… »

La jeune femme stoppa son récit sur ces mots, observant Yume qui avait fermé les yeux au début de l’histoire. Après un moment de silence et d’immobilité, elle se pencha et déposa un baiser sur le front de la petite, avant de lui murmurer un simple : « Bonne nuit, ma chérie. » Puis elle se leva et quitta la pièce, refermant doucement la porte derrière elle après avoir éteint la lumière, laissant l’enfant sombrer paisiblement dans le sommeil.
***

« Yume ! Ne t’éloigne pas trop ! »

« Oui maman ! »

La petite brune reprit sa course vers le toboggan planté à l’autre bout du parc de jeux. Elle était maintenant âgée de sept ans, ce qui faisait sa grande satisfaction. Ses cheveux avaient été attachés en deux petites couettes qui battaient contre son visage à chacun de ses pas. Arrivant au bas du grand jeu, elle marqua une pause et leva les yeux, observant l’édifice qui se dressait devant elle. Un large sourire fendit sa bouille enfantine et elle s’élança sans plus attendre le long du mur d’escalade, faisant preuve d’une agilité qu’on ne lui aurait pas soupçonnée. Elle se hissa avec souplesse au sommet et reprit sa course folle sous les toits miniatures. Lorsque le bout du couloir apparut devant ses yeux, marqué par une absence de barrières qui signalait le début de la surface glissant conduisant jusqu’au sol, elle ralentit la cadence. Puis elle s’installa tranquillement au sommet du toboggan et se laissa glisser. Tandis qu’elle descendait ainsi, elle sentit l’adrénaline monter dans ses veines à cause de la vitesse et le vent plaquer ses cheveux en arrière. Mais ce moment de plaisir fut bien trop bref à son goût. Ses pieds finirent par toucher le sol, la stoppant net. Alors, elle se releva vivement et repartit vers le mur, bien décidée à refaire un tour. Mais avant qu’elle n’ait eu le temps de commencer son ascension, des éclats de voix attirèrent son attention.

« Aki ! Pourquoi t’as lancé aussi fort ?! »
« T’aurais pu faire attention ! »
« Ça va, j’ai pas fait exprès ! Je vais chercher le ballon. »

Yume tourna aussitôt la tête en direction de la clameur et aperçut un petit garçon roux, d’à peu près son âge, qui s’éloignait de deux autres parfaitement identiques en direction de la forêt qui bordait le petit parc. Un désagréable frisson lui parcourut l’échine, laissant une sensation insupportable au creux de son estomac. Elle avait un mauvais pressentiment. Le dénommé Aki ne devait surtout pas aller par-là ; il fallait à tout prix qu’elle l’arrête ! Elle s’empressa de le rattraper et lui cria le seul et unique mot qui réussit à faire le chemin au travers de sa gorge nouée pour franchir ses lèvres :

« Attends !! »

Mais il était trop tard ; le garçon avait déjà disparu dans les fourrés. Ignorant le regard hébété que les jumeaux lui lancèrent, elle s’engouffra à la suite du rouquin dans la forêt abondante. Ne voyant plus celui qu’elle poursuivait, elle se mit à l’appeler aussi fort que possible et continua à s’enfoncer en ligne droite dans la végétation. Mais personne ne répondit à ses appels.
Soudain, une voix grave et rocailleuse retentit, la faisant violemment sursauter.


« Tu cherches le petit garçon qui vient de passer, mon enfant ? »

La petite parcourut l’étroite clairière qui l’entourait des yeux. Personne. Il n’y avait personne autour d’elle, de ce qu’elle pouvait en voir. Et pourtant, la voix semblait si proche… Un bruissement inattendu vint rompre le silence de nouveau, juste derrière elle. Yume fit aussitôt volte face et eut un brusque mouvement de recul en voyant un étrange énergumène si proche d’elle. Il avait le visage parsemé de rides et n’avait que la peau sur les os. Au milieu de son visage roussi par le soleil, ses yeux jaunes et luisants la détaillaient avec avidité. De quoi lui donner froid dans le dos. Deux longues cornes brunes lui perçaient le front, donnant à sa face macabre un air inquiétant. Elle l’observa un instant, le cœur cognant fort dans sa poitrine. Il la terrifiait.

« Alors, c’est bien lui que tu cherches ? »

Il insista en se rapprochant légèrement d’elle, la forçant à faire un nouveau pas en arrière. La fillette hocha cependant légèrement la tête en guise de réponse, visiblement effrayée. Un large sourire étira les lèvres sèches et craquelées de l’individu, dévoilant des dents jaunes et pointues.

« Eh bien, je suis désolé pour toi, mais il n’est plus ici. Il a trouvé son ballon et est déjà reparti. Tu l’as manqué de peu. »

Quelque chose dans ses paroles sonnait faux. Et cela ne venait pas simplement du fait qu’en arrivant dans la clairière, elle avait vu le ballon bleu dépasser légèrement d’un arbuste. Elle recula davantage et sentit avec effroi son dos heurter une surface rigide. Elle était désormais prise au piège, bloquée entre un arbre massif et son étrange assaillant. Il fit un nouveau pas en avant, affichant toujours ce même air qui angoissait l’enfant.

« Dis-moi, petite, comment t’appelles-tu ? »

Yume resta muette, ses yeux écarquillés plongés dans les siens, clouée sur place par la peur. De l’aide… Il fallait que quelqu’un vienne l’aider au plus vite ! Maman ! Papa !
Le sourire de l’être s’effaça légèrement et il fronça les sourcils, visiblement mécontent.


« Allons… Ne t’a-t-on jamais dit que c’était impoli de ne pas répondre aux questions des grandes personnes ? »

L’enfant déglutit péniblement et répondit d’une voix étouffée par la terreur :

« Ma maman m’a dit de ne pas parler aux inconnus… »

L’étranger laissa échapper un rire rauque avant de placer son visage juste en face de celui de sa jeune victime. Il passa rapidement la langue sur ses lèvres, l’air affamé.

« Et t’a-t-elle dit aussi qu’il était dangereux de s’aventurer seule en forêt ? »

Sur ces mots, il plaqua la fillette contre un arbre pour l’empêcher de s’enfuir et ouvrit grand sa gueule, prêt à lui dévorer son âme. Yume ferma les yeux par réflexe et poussa un hurlement strident. Ses muscles refusaient de bouger pour lui permettre de se débattre, elle était totalement tétanisée par la peur. A ce train là, elle ne s’en sortirait pas…

« Fend, Hachisuzume ! »

Une lumière aveuglante envahit la clairière, stoppant le monstre dans son action. Surpris, ce dernier se redressa, se protégeant les yeux d’une main et maintenant sa proie immobile de l’autre. Lorsque la clarté s’éteignit, un immense oiseau noir fondit du ciel droit sur le Yokai. Utilisant son bec comme une arme, il le transperça en plein cœur, mettant en un instant fin à son existence.
La poigne se relâcha aussitôt au niveau de l’épaule de la fillette. Enfin libérée, ses jambes ne purent plus soutenir son poids et elle se laissa tomber au sol, avant d’éclater en sanglots. Des bras finirent par l’attirer et la serrer contre la poitrine d’une femme. Cette dernière lui murmura des mots rassurants tout en la berçant pour la calmer.


« Chut, ma chérie, calme-toi. C’est fini maintenant. Il ne te fera plus de mal. »

C’était sa mère qui était venue la sauver, comme si elle avait entendu l’appel muet que Yume lui avait lancé en comprenant qu’elle était en danger. L’enfant se blottit dans ses bras et laissa s’écouler toutes les larmes de son corps. Elle se savait saine et sauve, mais la peur subsistait néanmoins, la faisant trembler de tout son corps.
L’oiseau noir se posa doucement auprès du petit couple, semblant attendre. Alors, Ima murmura un simple mot, si bas que les sanglots suffisaient à le couvrir. Mais l’animal, lui, le comprit parfaitement, et il disparut au moment même où la dernière syllabe s’estompait entre les lèvres de l’Onmyōji. Le Shikigami était parti, laissant derrière lui le cadavre du Yokai.


Lorsque la police retrouva le cadavre du petit garçon, caché au milieu des buissons juste à côté du ballon qu’il était venu chercher, la clairière avait été complètement désertée. Il n’y avait plus aucune trace ni de Yume et sa mère, ni du Yokai que cette dernière s’était chargée de faire disparaître pour maintenir les autres êtres humains dans l’ignorance de l’existence de ces monstres extrêmement dangereux. En voyant l’état du corps, la cause de la mort ne pouvait pas être déterminée. Il était visiblement en très bon état, personne n’aurait pu le tuer sans laisser une seule trace, selon les enquêteurs. Alors la seule hypothèse qui pouvait être valable était une crise cardiaque, bien que l’enfant soit bien trop jeune et en bien trop bonne santé pour que cela ait pu réellement se produire. Finalement, le mystère subsista, mais nul ne réussit à faire un quelconque lien avec la famille Ryuku et ne découvrit que la femme et la fille étaient présentes dans cette clairière peu après le meurtre...
***

Des heures. Ils roulaient depuis des heures, entassés dans la petite voiture familiale et envahis par les dernières affaires qui leur restaient à déplacer. Ses parents avaient brusquement décidé de déménager, sans apporter la moindre justification à leur fille. Mais elle n’avait pas trop insisté quand elle avait compris qu’ils ne lui répondraient pas. Au moins, le déménagement était synonyme de bonnes choses pour Yume. Elle serait bien loin du lieu qui était pour elle empli d’horreur et d’affreux souvenirs qu’elle préférait oublier. Elle arriverait dans une ville inconnue et perdrait peut-être ses amis à cause de la distance, mais elle savait que commencer une nouvelle vie là-bas serait une excellente chose. De nouvelles connaissances, une maison plus grande, une autre vie où elle pourrait abandonner toute trace de sa peur passée. Elle était bien décidée à y reprendre tout à zéro.

Pendant le trajet, elle n’avait pas prononcé un seul mot, laissant ses parents discuter entre eux sans même les écouter. La fillette se contentait de regarder distraitement les paysages qu’ils traversaient, se perdant librement dans ses pensées sans que sa mère ou son père ne vienne la déranger.
Cela faisait maintenant un peu plus de deux ans que sa première expérience avec un Yokai avait eu lieue. Une expérience traumatisante, c’était le cas de le dire. Mais une expérience qui lui avait ouvert les yeux sur ce qu’étaient véritablement ces démons dits du Folklore japonais. Ces histoires que lui racontaient sa mère quand elle était plus petite, la plupart présentant les Yokai plus comme de vilains farceurs que comme des monstres, d’autres les faisant paraître plutôt bons en fin de compte, n’étaient que des contes pour enfants, des informations erronées. Car en vérité, ils n’étaient que des bêtes effrayantes qui ne voyaient les humains que comme de la nourriture ou comme leurs ennemis et voulaient les détruire. Du moins, c’était la conviction qui lui était restée de sa mésaventure avec le vieil Oni.
Sa mère avait fini par lui dire ce qui était arrivé au petit garçon qu’elle avait tenté d’empêcher d’aller dans la forêt. Elle lui avait également décrit la nature du démon qu’elle avait eu en face d’elle et lui avait avoué sa profession d’Onmyōji. A dix ans à peine, Yume haïssait les Yokai et rêvait de devenir Onmyōji comme ses deux parents pour pouvoir les combattre et les empêcher de commettre de nouveaux massacres. Mais ce qu’elle ignorait, c’était que ses parents avaient décidé depuis bien longtemps déjà qu’ils lui enseigneraient l’Onmyōdo quand elle aurait l’âge adéquat. Autrement dit, quand elle atteindrait l’âge de douze ans.


« Yume, regarde, on arrive à Rengoku ! »

La petite fille détacha aussitôt son regard de la vitre et regarda au travers du pare-brise de la voiture, droit devant eux. Au-dessus des arbres commençaient à apparaître les silhouettes des immeubles éloignés du centre-ville. Alors c’était là qu’elle allait habiter désormais ? Dans une ville cerclée par la forêt et la mer ? Tant qu’elle n’était pas obligée de s’aventurer seule et sans défense dans la forêt, cette idée ne lui déplaisait pas.

Leur véhicule finit par déboucher de la forêt et les premières habitations commencèrent à les encercler. Elles étaient plutôt petites, mais ce qui surpris le plus Yume était qu’elles soient aussi proches de la forêt. Personne ne savait mieux qu’elle le danger qui pouvait y régner. Si les Yokai étaient affamés, ils n’hésiteraient pas une seule seconde à s’en prendre aux habitants les plus proches des arbres de leur immense domaine. Elle espérait égoïstement que sa propre maison ne serait pas dans le même cas…
Ils slalomèrent un instant entre les bâtisses en évitant le centre-ville, passèrent à côté d’une grande épicerie et d’une large construction portant l’inscription « Bâtiment des Eaux », avant de s’engager dans un autre quartier à première vue bien plus riche que le précédent. Les maisons étaient plus spacieuses, les domaines plus étendus… Offrant alors un terrain de jeux bien plus grand. Elle contempla émerveillée les différents portails qui se succédèrent sous ses yeux, espérant que sa future maison serait semblable à celles-là.

La voiture tourna soudainement à droite pour passer un portable, puis s’arrêta devant une demeure à l’ancienne un peu plus petite que certaines qu’elle avait pu voir sur le chemin, mais néanmoins très vaste. Un sourire satisfait s’afficha aussitôt sur son visage et elle écouta à peine sa mère quand elle lui précisa inutilement qu’ils venaient d’arriver à destination. L’enfant ouvrit vivement la portière et se faufila à l’extérieur de la voiture pour se mettre à gambader dans son nouveau jardin. Cet endroit lui plaisait vraiment, beaucoup plus que le précédent. Elle espérait juste que sa vie ici serait au moins aussi agréable qu’elle ne se l’était imaginée…
***

La pièce était sombre. Les lourds rideaux avaient été soigneusement tirés, stoppant net tous les rayons du soleil qui tentaient sournoisement de se faufiler à l’intérieur. Seules cinq petites bougies, placées en cercle, fournissaient une faible source de lumière à la pièce, leur petite flamme oscillant paisiblement dans l’air immobile. Yume était placée derrière l’une d’elle, assise en tailleur, ses index et ses pouces reliés entre eux pour former un triangle. Ses paupières étaient abaissées et ses sourcils froncés, marquant toute sa concentration et sa détermination à réussir.

Son père avait été très clair : cette épreuve constituait la fin de son entraînement. Elle avait hâte d’en finir avec tout ceci pour pouvoir mettre son talent et son long apprentissage à l’épreuve face à l’un de ces Yokai qu’elle haïssait tant. Plus vite elle commencerait et mieux ce serait. La jeune fille était très enthousiaste à l’idée d’avoir son premier puissant Shikigami. Mais encore fallait-il qu’elle réussisse son invocation…
Jusqu’à présent, son entraînement n’avait pas été des plus passionnants. Il lui avait fallu acquérir de nombreuses notions. Connaître l’art de la méditation pour garder son sang froid face à tout type de situation qu’elle pourrait rencontrer. Pratiquer la confection des différents Fuda qui pourraient lui être utiles. Apprendre les formules des différents sorts qu’elle pourrait être amenée à utiliser en tant qu’Onmyōji, et savoir les utiliser rapidement. Puis était venu le tour du contrôle de l’invocation de Shikigami de faible catégorie en utilisant des Kami Ningyo, ces petits morceaux de papier en forme de silhouette humaine et recouverts d’inscriptions. En fin de compte, et même si elle avait eu du mal à certains moments, elle avait réussi à surpasser toutes les difficultés pour maîtriser chacune de ces techniques en un temps record. Mais maintenant, pour pouvoir commencer les missions dans de vraies conditions, la jeune fille devait faire un contrat avec un Shikigami beaucoup plus puissant. Et la meilleure solution pour y arriver était d’en invoquer un et d’accepter tous les compromis pour qu’il devienne son allié et le point culminant de sa force.
Mais pour le moment, elle n’y était pas encore parvenue, à croire qu’aucun esprit ne voulait répondre à son appel…

Achevant de vider son esprit de toute préoccupation inutile pour se concentrer pleinement dans la tâche, Yume entama son rituel d’invocation. Elle murmura une succession de syllabes qui n’avaient aucune signification particulière pour toute oreille qui aurait pu l’entendre, mais qui en réalité possédaient un sens bien précis pour l’entité qu’elle tentait d’appeler. La formule touchant à sa fin, elle laissa le dernier son vibrer dans l’air un moment. Puis, elle attendit, parfaitement immobile, guettant l’éventuelle présence d’un esprit qui l’aurait entendue. Mais il n’y avait rien qui pouvait le laisser penser. Le silence subsistait, lourd, profond.
Ne baissant pas les bras, l’Onmyōji prononça la même incantation, parlant plus fort que l’instant d’avant. Elle tenta d’y mettre toute sa conviction, toute sa volonté d’obtenir son premier véritable Shikigami, tout en espérant que cela puisse y changer quelque chose. Et ses efforts finirent par porter leurs fruits.

Quand elle eut fini sa deuxième formule, Yume sentit que quelque chose venait de changer. L’air s’était brutalement mis en mouvement, éteignant sans nul doute les bougies qu’elle avait pris soin d’allumer auparavant, et un souffle léger avait commencé à glisser le long de son visage, soulevant doucement ses cheveux au passage. Un son singulier retentissait désormais dans la pièce. Une faible respiration, qui semblait à la fois très proche et lointaine. Il était impossible d’ignorer la grande quantité d’énergie spirituelle qui circulait en cercles concentriques autour d’elle et de ce qu’il y avait face à elle. Alors, la jeune fille s’autorisa à rompre l’immobilité qu’elle avait conservée tout au long du rituel. Elle souleva les paupières, dévoilant à ses yeux sombres une scène absolument magnifique.
Ce qui se tenait face à elle, droit, majestueux, était bien loin de ce qu’elle avait pu imaginer. Un immense renard au pelage immaculé l’observait de ses petits yeux mordorés. Tandis qu’elle lui rendait son regard sans prononcer mot, la petite brune eut l’étrange impression que le magnifique animal lui sondait l’esprit, comme s’il tentait de savoir qui il avait en face de lui et quelle était sa puissance. Cet instant sembla durer une éternité pendant laquelle tout mouvement resta comme suspendu. Sans s’en rendre compte, elle retint son souffle face au spectacle qui s’offrait à elle, oubliant que son organisme avait besoin d’oxygène pour subsister.
Une voix la força à revenir à la réalité, semblant provenir du plus profond d’elle-même. Mais pourtant, l’identité de celui qui avait parlé ne faisait aucun doute : il s’agissait bel et bien du renard blanc.


« Mon nom est Shirodō, jeune Onmyōji… »

Shirodō, le Renard Blanc. Un puissant Shikigami qui l’accompagnerait peut-être dans son long voyage en tant que pratiquante de l’Onmyōdo…
***

Yume était assise à genoux face à son père, dans la salle de réunion de la famille Ryuku, depuis déjà plusieurs minutes. Il l’avait convoquée peu avant pour lui donner une nouvelle mission à accomplir. Celle-ci serait peut-être plus difficile que les précédentes qu’il lui avait confiées, mais sa mère étant partie accomplir une tâche dans une autre ville et lui-même étant fort occupé à son propre travail, il ne pouvait la donner à personne d’autre de vraiment compétent. Mais il ne doutait pas des capacités de sa fille et était certain qu’elle réussirait.
La jeune brune avait écouté en silence tout ce que lui avait dit son géniteur, prenant toutes ses remarques en compte pour établir sa propre stratégie. Elle avait souvent tendance à foncer sans réfléchir, et à plusieurs reprises, elle avait failli échouer à cause de cela. Mais cette fois-ci, elle était bien décidée à mesurer ses actes avant de les effectuer, histoire de limiter la casse, même si elle n’était pas réellement sûre de réussir à s’en tenir à ses résolutions…

Une fois qu’il eut fini toutes ses explications et répondu à toutes les questions qui lui venaient à l’esprit, l’Onmyōji accomplie se leva, arborant déjà sa tenue spéciale pour les missions. Ils n’avaient plus tellement de choses à se dire et la situation étant urgente, elle devait se hâter de se rendre sur les lieux pour chasser les Yokai qui y faisaient leur loi. Elle acquiesça simplement aux mots d’encouragement que lui dit son père et sortit aussitôt de sa maison.

Elle marqua une courte pause avant de passer son portail, fourrant rapidement la main dans sa poche et en sortant un grand Fuda. Ses yeux glissèrent un instant dessus, lisant rapidement les inscriptions à l’encre noire qui le recouvraient, et un doux sourire s’afficha sur son visage. Shirodō. Son Shikigami. Elle était vraiment heureuse de l’avoir à ses côtés. Et ce n’était pas seulement parce qu’il était un puissant allié qui l’avait tiré de bien des situations, mais surtout parce qu’il était devenu un bon ami pour elle. Yume savait qu’avec lui à ses côtés, elle s’en tirerait toujours.

Rassurée par cette pensée, elle rangea soigneusement le précieux morceau de papier sans le plier et s’élança par-delà le large portail pour affronter son prochain adversaire…

The End



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